Cousineau (1874-) Homme politique, avocat
Détenteur d'un doctorat de l'Université Laval, en 1901, il pratique et enseigne le droit par la suite. Maire de la ville de Saint-Laurent - qui deviendra Montréal - de 1905 à 1909, il s'intéresse vivement à la politique et se présente aux élections générales de 1908 à Québec comme candidat conservateur. Élu à cette occasion, et en 1912, dans la circonscription de Jacques-Cartier, Philémon Cousineau devient le chef de l'opposition officielle à l'Assemblée législative en février 1915, à la suite du départ de Joseph-Mathias Tellier. Malgré un style plus mordant que son prédécesseur, il ne peut éviter la défaite cinglante que les conservateurs subissent aux élections de 1916. Ceux-ci ne se retrouvent qu'avec 6 sièges, contre 75 pour les libéraux qui en sont à leur sixième victoire consécutive. De plus, les tories sont privés de leur leader puisque Cousineau est battu par plus de 1 300 voix dans Jacques-Cartier. Cet échec marque la fin de sa carrière politique. Par la suite, il est juge à la Cour supérieure du district de Terrebonne. Président de la Mount Royal Telephone Co et directeur de la Saint Lawrence Tobacco Co, il sera également doyen de la Faculté de Droit de l'Université de Montréal de 1940 à 1945.